[{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/artisanat/","section":"Tags","summary":"","title":"Artisanat","type":"tags"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/authors/","section":"Authors","summary":"","title":"Authors","type":"authors"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/categories/","section":"Categories","summary":"","title":"Categories","type":"categories"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/design/","section":"Tags","summary":"","title":"Design","type":"tags"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/authors/lea/","section":"Authors","summary":"","title":"Lea","type":"authors"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/maison--objet/","section":"Tags","summary":"","title":"Maison \u0026 Objet","type":"tags"},{"content":"On ne va pas se mentir : à chaque édition de Maison \u0026amp; Objet, on se demande si le salon a encore quelque chose à dire. Et puis on y retourne. Et puis on en ressort avec trois carnets pleins et une liste d\u0026rsquo;envies impossibles. Janvier 2026 n\u0026rsquo;a pas fait exception.\nDu 15 au 19 janvier, à Villepinte, 2 300 marques - dont 500 nouvelles - ont déroulé leur vision du design domestique devant près de 70 000 visiteurs. Le thème de cette édition, Past Reveals Future, sonnait comme un manifeste un peu solennel. Sur place, c\u0026rsquo;était plus subtil que ça.\nHarry Nuriev, designer de l\u0026rsquo;année (et c\u0026rsquo;est mérité) Le choix de Harry Nuriev comme Designer de l\u0026rsquo;année avait de quoi surprendre ceux qui ne suivent pas la scène new-yorkaise. Fondateur de Crosby Studios, le designer russo-américain brouille les frontières entre mobilier, architecture et art contemporain depuis une dizaine d\u0026rsquo;années. Son installation à Villepinte - baptisée Transformism - donnait une seconde vie à des objets déclassés, retravaillés avec un soin d\u0026rsquo;orfèvre. Un canapé recouvert de doudounes recyclées. Une console taillée dans un comptoir de bar récupéré.\nLe message est clair : le luxe n\u0026rsquo;est plus dans le neuf, il est dans la métamorphose. On adhère, même si l\u0026rsquo;exercice flirte parfois avec le manifeste arty un peu démonstratif.\nQuatre tendances, mais pas celles que vous croyez Le salon avait structuré son propos autour de quatre axes. Sur le papier, ça ressemblait à du packaging éditorial. En arpentant les allées, c\u0026rsquo;était plus convaincant.\nLe néo-baroque tempéré. Dorures, stucs, exubérance décorative - sauf que cette fois, les lignes sont épurées, presque sèches. Un lustre en laiton massif signé par un atelier portugais captait la lumière sans la surcharger. Du baroque, oui, mais passé au tamis du XXIe siècle. Plus Gio Ponti que Versailles.\nLe néo-folklore. Des motifs issus de traditions locales, des gestes rituels réinterprétés avec une sensibilité contemporaine. On a aimé les textiles d\u0026rsquo;une jeune marque lituanienne qui tisse des motifs baltes ancestraux sur des métiers numériques. Le résultat tient du prodige : ancestral et radical à la fois.\nLes formes organiques. Moins de lignes droites, plus de courbes, de galbes, d\u0026rsquo;irrégularités assumées. Le chêne clair domine, brut ou légèrement texturé. Les assises deviennent plus basses, plus larges, plus enveloppantes. On s\u0026rsquo;y enfonce et on n\u0026rsquo;en sort plus. C\u0026rsquo;est le genre de fauteuil qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;ose pas s\u0026rsquo;offrir mais qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;oublie pas.\nL\u0026rsquo;upcycling devenu sérieux. Au-delà de Nuriev, plusieurs éditeurs présentaient des pièces issues de matériaux de réemploi - bois de chantier, métal de récupération, textiles dormants. La différence avec les tentatives précédentes ? La finition. On ne devine plus l\u0026rsquo;origine du matériau. C\u0026rsquo;est du design, pas du bricolage militant.\nLe Village des Manufactures, coup de cœur discret Nouveauté de cette édition : le Village des Manufactures d\u0026rsquo;Excellence, niché dans l\u0026rsquo;espace Signature \u0026amp; Projects. Vingt entreprises labellisées Patrimoine Vivant - maîtres verriers, lissiers, marbriers - y montraient comment des techniques séculaires peuvent nourrir la création contemporaine. On en parlait déjà dans notre papier sur le rayonnement du design français : ce savoir-faire artisanal reste l\u0026rsquo;un des meilleurs arguments de la création hexagonale à l\u0026rsquo;export.\nParmi les pièces repérées, la chaise longue LANZA de SENIMO et le luminaire ALBA de Fabien Colomines. Deux objets d\u0026rsquo;une simplicité tactile désarmante. Pas de discours, pas de concept fumeux. Juste la justesse du geste.\nLes couleurs qui s\u0026rsquo;installent Côté palette, le vert sauge confirme sa domination tranquille. Le bleu nuit gagne du terrain, surtout sur les velours et les laques. Et la terracotta, qu\u0026rsquo;on donnait pour morte il y a deux ans, revient sous des formes plus mates, plus sourdes - presque éteintes. L\u0026rsquo;effet glossy se fait plus rare, remplacé par des surfaces satinées qui captent la lumière sans la renvoyer brutalement.\nSauf que les couleurs, à Maison \u0026amp; Objet, c\u0026rsquo;est un peu comme les défilés haute couture : ce qu\u0026rsquo;on voit sur les stands ne se retrouvera pas tel quel dans les intérieurs. Le filtre du marché est impitoyable. On parie quand même sur le bleu nuit, qui a l\u0026rsquo;élégance de ne pas se démoder en six mois.\nDehors aussi L\u0026rsquo;outdoor continue sa mue. Cinquante exposants dédiés cette année, contre une trentaine l\u0026rsquo;an dernier. Les jardins et les balcons sont désormais traités comme des pièces à part entière - avec le même niveau d\u0026rsquo;exigence sur les matériaux, le confort et la cohérence esthétique. Si vous avez raté notre tour d\u0026rsquo;horizon de la Paris Design Week, c\u0026rsquo;est le moment de le rattraper : les deux événements se répondent de plus en plus.\nCe qu\u0026rsquo;on retient, trois semaines après Pas de révolution. Mais un salon qui assume enfin sa maturité. Maison \u0026amp; Objet n\u0026rsquo;essaie plus d\u0026rsquo;être un laboratoire d\u0026rsquo;avant-garde - ce rôle, il le laisse à Alcova ou au Salone. Il se positionne comme un lieu de synthèse, où les tendances se décantent et prennent une forme commercialisable. Et c\u0026rsquo;est très bien comme ça.\nReste une question : est-ce que le thème Past Reveals Future n\u0026rsquo;était pas, au fond, une façon polie de dire que le design tourne en rond ? Peut-être. Mais quand la boucle produit des pièces comme celles de Nuriev ou de Colomines, on veut bien tourner encore un moment.\n","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/maison-objet-janvier-2026/","section":"Tendances","summary":"","title":"Maison \u0026 Objet janvier 2026 : ce qu'il fallait retenir","type":"tendances"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/","section":"Polcha","summary":"","title":"Polcha","type":"page"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/salon/","section":"Tags","summary":"","title":"Salon","type":"tags"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/","section":"Tags","summary":"","title":"Tags","type":"tags"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/categories/tendances/","section":"Categories","summary":"","title":"Tendances","type":"categories"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/","section":"Tendances","summary":"","title":"Tendances","type":"tendances"},{"content":"","date":"17 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/tendances-2026/","section":"Tags","summary":"","title":"Tendances 2026","type":"tags"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/ameublement/","section":"Tags","summary":"","title":"Ameublement","type":"tags"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/boucl%C3%A9/","section":"Tags","summary":"","title":"Bouclé","type":"tags"},{"content":"On peut changer les meubles, repeindre les murs, déplacer trois lampes. Mais tant qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;a pas touché aux textures, un intérieur reste plat. Lisse. Sans grain. C\u0026rsquo;est quelque chose que les décorateurs savent depuis toujours et que le reste du monde redécouvre à chaque saison - la matière fait plus que la forme. Un canapé gris en bouclé et un canapé gris en polyester, c\u0026rsquo;est le même meuble sur un plan. En vrai, ce sont deux ambiances qui n\u0026rsquo;ont rien à voir.\nTrois textures reviennent partout en ce moment. Pas comme des nouveautés - aucune ne l\u0026rsquo;est - mais comme des évidences auxquelles on finit par céder. Le bouclé, le velours côtelé, le lin brut. Trois caractères, trois façons de poser la main sur un accoudoir et de sentir que quelque chose a changé dans la pièce.\nLe bouclé, ou l\u0026rsquo;art de rendre un fauteuil irrésistible Il y a eu la vague bouclé blanc crème sur Instagram, vers 2021-2022. Les canapés arrondis, les fauteuils cocons, tout le monde voulait son petit nuage scandinave au milieu du salon. On aurait pu croire que la tendance s\u0026rsquo;essoufflerait. Elle a muté.\nLe bouclé qu\u0026rsquo;on croise aujourd\u0026rsquo;hui n\u0026rsquo;a plus grand-chose à voir avec cette version aseptisée. Les teintes se sont assombries - taupe, gris anthracite, terracotta sourde. Les boucles elles-mêmes sont moins uniformes, plus irrégulières, presque brutes par endroits. Chez Lelièvre, dont la manufacture lyonnaise tisse des étoffes d\u0026rsquo;ameublement depuis 1914, certaines références jouent sur des fils de grosseurs différentes dans la même trame. Le résultat a du relief, de la présence. On est loin du bouclé de fast-déco.\nCe qui fait la force de cette matière, c\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;elle absorbe la lumière au lieu de la renvoyer. Un fauteuil en bouclé dans un angle de pièce, ça ne brille pas, ça ne crie pas. Ça invite. Et surtout, ça pardonne tout - les taches, l\u0026rsquo;usure, les griffes du chat (on en parlait déjà dans notre article sur le tissage contemporain, cette capacité du textile à vieillir avec grâce).\nComptez entre 80 et 150 euros le mètre pour un bouclé d\u0026rsquo;ameublement correct. En dessous, méfiez-vous du boulochage à six mois.\nLe velours côtelé sort du vestiaire Longtemps cantonné aux pantalons d\u0026rsquo;instit\u0026rsquo; et aux vestes de prof de fac, le velours côtelé s\u0026rsquo;est installé dans la décoration avec une assurance tranquille. Pas de lancement fracassant, pas de campagne marketing. Juste des coussins, puis des assises, puis des têtes de lit qui ont commencé à apparaître chez les éditeurs textiles comme Pierre Frey ou Nobilis.\nLa côte - cette rainure caractéristique - donne au tissu une direction, un mouvement. Passez la main dans un sens, la surface est lisse et sombre. Dans l\u0026rsquo;autre, elle s\u0026rsquo;éclaircit et accroche. C\u0026rsquo;est un tissu qui vit avec la lumière du jour, qui n\u0026rsquo;a pas le même visage à midi et à dix-huit heures. Les décorateurs l\u0026rsquo;ont compris : le velours côtelé, ce n\u0026rsquo;est pas une couleur qu\u0026rsquo;on choisit, c\u0026rsquo;est une profondeur.\nSauf que tout le monde n\u0026rsquo;a pas le même côtelé. La grosse côte - celle des canapés seventies qu\u0026rsquo;on retrouve sur les brocantes - donne un côté chaleureux, presque rustique. La fine côte, dite milleraies, est plus élégante, plus tendue, elle fonctionne sur une banquette ou un rideau sans alourdir. Et puis il y a les côtes irrégulières, asymétriques, qu\u0026rsquo;on voit émerger chez certains tisseurs. Moins sages. Plus intéressantes.\nUn conseil : ne mettez pas du velours côtelé vert sapin sur un canapé si votre salon tire déjà vers le sombre. Ce tissu boit la lumière autant qu\u0026rsquo;il la sculpte. Mais sur un fauteuil d\u0026rsquo;appoint, avec les bonnes teintes murales, le résultat peut être saisissant.\nLe lin brut ne triche pas Le lin, on croit le connaître. Les nappes de grand-mère, les rideaux qui gondolent, l\u0026rsquo;image un peu austère de la fibre vertueuse. Oubliez tout ça. Le lin brut - pas lavé, pas adouci, pas teint - est un matériau d\u0026rsquo;une brutalité douce qui déstabilise au premier contact.\nIl est rêche. Presque raide. Et c\u0026rsquo;est exactement pour ça qu\u0026rsquo;il fonctionne.\nDans un intérieur où tout est moelleux, arrondi, confortable, le lin brut amène une tension nécessaire. Un rideau en lin brut qui tombe droit, sans pli, sans embrasse, c\u0026rsquo;est un trait vertical qui structure la pièce. Un coussin en lin non lavé au milieu de coussins en bouclé, c\u0026rsquo;est le contraste qui empêche l\u0026rsquo;ensemble de basculer dans le mou.\nLes ateliers français qui travaillent cette matière ne manquent pas - du côté de la Normandie surtout, où la culture du lin est ancrée depuis des siècles. Mais le lin brut d\u0026rsquo;ameublement reste un marché de niche. Il faut accepter le froissé, les variations de teinte d\u0026rsquo;un rouleau à l\u0026rsquo;autre, parfois même des noeuds dans la fibre. C\u0026rsquo;est le prix de l\u0026rsquo;authenticité, et c\u0026rsquo;est précisément ce qui séduit ceux qui en ont assez des surfaces parfaites.\nMélanger sans surcharger Le piège serait de tout vouloir en même temps. Un canapé bouclé, des coussins en côtelé, des rideaux en lin, un plaid en laine, et voilà l\u0026rsquo;appartement qui ressemble à un showroom de salon professionnel.\nLa règle que suivent les décorateurs qui maîtrisent le sujet est simple : deux textures fortes par pièce, pas plus. Le bouclé sur l\u0026rsquo;assise principale, le lin aux fenêtres. Ou le côtelé sur le fauteuil, le bouclé en tapis. On laisse respirer. On garde des surfaces lisses - un mur en peinture mate, une table en bois ciré - pour que les textures aient quelque chose contre quoi se découper.\nEt surtout, on touche avant d\u0026rsquo;acheter. Le textile d\u0026rsquo;ameublement ne se choisit pas sur écran. La main sait des choses que l\u0026rsquo;oeil ignore.\n","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/savoir-faire/boucle-velours-cotele-lin-brut-trois-textures/","section":"Savoir-faire","summary":"","title":"Le bouclé, le velours côtelé et le lin brut : trois textures qui changent tout","type":"savoir-faire"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/authors/l%C3%A9a/","section":"Authors","summary":"","title":"Léa","type":"authors"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/lin/","section":"Tags","summary":"","title":"Lin","type":"tags"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/mati%C3%A8res/","section":"Tags","summary":"","title":"Matières","type":"tags"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/savoir-faire/","section":"Savoir-faire","summary":"","title":"Savoir-faire","type":"savoir-faire"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/categories/savoir-faire/","section":"Categories","summary":"","title":"Savoir-Faire","type":"categories"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/textile/","section":"Tags","summary":"","title":"Textile","type":"tags"},{"content":"","date":"10 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/velours-c%C3%B4tel%C3%A9/","section":"Tags","summary":"","title":"Velours Côtelé","type":"tags"},{"content":"","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/couleurs/","section":"Tags","summary":"","title":"Couleurs","type":"tags"},{"content":"","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/d%C3%A9coration/","section":"Tags","summary":"","title":"Décoration","type":"tags"},{"content":"","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/categories/interieurs/","section":"Categories","summary":"","title":"Interieurs","type":"categories"},{"content":"","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/interieurs/","section":"Intérieurs","summary":"","title":"Intérieurs","type":"interieurs"},{"content":"","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/tags/palette/","section":"Tags","summary":"","title":"Palette","type":"tags"},{"content":" Le greige est mort, personne ne le pleure Pendant des années, on a peint nos salons dans des tons qui ne disaient rien. Greige, taupe, gris perle, blanc cassé tirant sur le rien du tout. Des couleurs de salle d\u0026rsquo;attente. Des couleurs dont on ne se souvient plus trois jours après les avoir choisies. C\u0026rsquo;était confortable, c\u0026rsquo;était sûr, et c\u0026rsquo;était profondément ennuyeux.\n2026 tourne la page. Pas dans l\u0026rsquo;excès - on ne vous demande pas de repeindre votre salon en jaune citron (quoique). Mais dans l\u0026rsquo;affirmation. On ose un mur. On assume une teinte. On arrête de choisir des couleurs qui ne froissent personne, parce qu\u0026rsquo;un intérieur qui ne froisse personne n\u0026rsquo;intéresse personne non plus.\nTrois palettes, trois tempéraments Plutôt que de vous servir une liste de \u0026ldquo;couleurs tendance\u0026rdquo; piochées dans un nuancier Pantone, on préfère raisonner en palettes complètes. Une couleur seule ne veut rien dire. C\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;assemblage qui fait tout.\nLa palette terracotta-olive Celle qu\u0026rsquo;on voit partout, et pour une bonne raison. Un mur en terre cuite mate (pas le orange vif, le vrai terracotta, celui qui tire vers le brun), associé à du vert olive sur les textiles - coussins, rideaux, un plaid jeté sur l\u0026rsquo;accoudoir. Le tout posé sur un sol clair, parquet chêne blanchi ou béton ciré.\nPourquoi ça marche : ces deux couleurs sont des complémentaires sourdes. Elles ne crient pas, elles dialoguent. Et elles acceptent à peu près n\u0026rsquo;importe quel bois naturel sans jurer.\nLe piège : en mettre trop. Un mur suffit. Les trois autres restent neutres - un blanc chaud, un sable clair. Sinon on bascule dans le restaurant mexicain.\nLa palette bleu canard-moutarde Plus risquée, plus spectaculaire. Le bleu canard en aplat sur un pan de mur ou une bibliothèque, ponctué de moutarde par petites touches - un fauteuil, deux coussins, un vase. Le fond reste sobre : gris clair, bois naturel, lin écru.\nOn a vu cette combinaison magnifiquement dosée chez un antiquaire de la rue de Charonne l\u0026rsquo;hiver dernier. Un canapé en velours bleu canard, deux coussins en lin moutarde, des murs blanc craie. Rien d\u0026rsquo;autre. Sauf que tout tenait ensemble.\nLe risque, c\u0026rsquo;est la saturation. Deux couleurs fortes dans un même espace, ça demande de la retenue partout ailleurs. Pas de tapis à motifs, pas de tableau multicolore au-dessus du canapé. On laisse respirer.\nLa palette rose ancien-vert sauge Celle qui surprend. Le rose ancien - pas le millennial pink épuisé, un rose plus poudré, presque gris par endroits - avec du vert sauge en face. C\u0026rsquo;est doux sans être mièvre. Ça fonctionne particulièrement bien dans les pièces exposées au nord, où la lumière froide donne aux teintes chaudes une profondeur inattendue.\nOn aime bien l\u0026rsquo;associer à du laiton brossé pour les luminaires et les poignées. Le métal doré réchauffe la palette sans la casser. Et côté textile, du lin lavé dans les tons naturels pour les rideaux - surtout pas de synthétique, qui aplatit tout.\nLes erreurs qu\u0026rsquo;on voit encore partout Le mur d\u0026rsquo;accent mal placé. Ce fameux \u0026ldquo;mur de couleur\u0026rdquo; qu\u0026rsquo;on peint au hasard, souvent celui du fond, sans réfléchir à ce qu\u0026rsquo;il y a dessus ou devant. Un mur d\u0026rsquo;accent, ça se choisit en fonction de la lumière, du mobilier qui s\u0026rsquo;y adosse, et de la vue qu\u0026rsquo;on en a depuis l\u0026rsquo;entrée de la pièce. Pas en fonction de ce qui est le plus facile à peindre un samedi après-midi.\nLes couleurs de catalogue. On choisit une teinte sur un écran ou un petit carré de papier, et on découvre à la pose que ça n\u0026rsquo;a rien à voir. Toujours - toujours - faire un essai sur un carré d\u0026rsquo;un mètre, vivre avec pendant trois jours, observer comment la lumière le transforme matin et soir. Un bleu nuit qui semble sublime à midi peut devenir noir à 18 heures en hiver.\nLe tout assorti. Murs, coussins, bougie, cadre photo - tout dans le même vert sauge. Non. La richesse vient des variations. Trois verts différents valent mieux qu\u0026rsquo;un seul répété cinq fois. La monochromie, c\u0026rsquo;est du camaïeu, pas du copier-coller.\nEt le blanc, alors ? On ne va pas mentir : le blanc reste la couleur la plus utilisée dans les salons français. Et dans certains cas, c\u0026rsquo;est le bon choix. Un appartement haussmannien avec des moulures, de beaux volumes, du parquet point de Hongrie - le blanc magnifie tout ça. Inutile de rivaliser.\nMais attention à quel blanc. Il en existe des centaines, et la plupart sont mauvais. Le blanc pur optique (le blanc \u0026ldquo;radiateur\u0026rdquo;) est agressif et rend tout blafard. Préférez un blanc chaud avec une pointe de jaune - Farrow \u0026amp; Ball \u0026ldquo;Pointing\u0026rdquo;, Ressource \u0026ldquo;Blanc Meringue\u0026rdquo;, ou plus accessible, le \u0026ldquo;Blanc Lin\u0026rdquo; de Dulux Valentine. La différence est subtile sur le nuancier. Sur un mur de trois mètres, elle est radicale.\nLa couleur comme engagement Choisir une couleur pour son salon, c\u0026rsquo;est prendre une décision. Pas un risque, une décision. On a parlé du retour des couleurs saturées des années 80 et de cette envie collective de sortir du neutre. Mais ça n\u0026rsquo;oblige pas à aller vers le bold. On peut affirmer quelque chose avec un vert amande aussi bien qu\u0026rsquo;avec un bleu Klein.\nCe qui compte, c\u0026rsquo;est que la couleur soit voulue. Choisie pour de vrai, pas par défaut. Que vous puissiez dire pourquoi elle est là. Le jour où votre salon raconte quelque chose que vous avez décidé, vous n\u0026rsquo;êtes plus dans la décoration. Vous êtes chez vous.\n","date":"3 février 2026","externalUrl":null,"permalink":"/interieurs/quelles-couleurs-salon-2026/","section":"Intérieurs","summary":"","title":"Quelles couleurs pour un salon en 2026 ? Les palettes qui fonctionnent vraiment","type":"interieurs"},{"content":"","date":"15 octobre 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/cr%C3%A9ation-fran%C3%A7aise/","section":"Tags","summary":"","title":"Création Française","type":"tags"},{"content":"","date":"15 octobre 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/design-contemporain/","section":"Tags","summary":"","title":"Design Contemporain","type":"tags"},{"content":"","date":"15 octobre 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/french-design/","section":"Tags","summary":"","title":"French Design","type":"tags"},{"content":" On exporte mieux qu\u0026rsquo;on ne croit Quand on pense design français, on pense mobilier classique. Prouvé, Perriand, Le Corbusier - les monuments. Et après ? Après, il y a un trou dans le récit. Comme si la France avait arrêté de designer en 1970.\nC\u0026rsquo;est faux. La création française n\u0026rsquo;a jamais été aussi vivante qu\u0026rsquo;aujourd\u0026rsquo;hui. Elle est juste mal racontée. Pas de star-system à l\u0026rsquo;italienne, pas de machine marketing à la scandinave. Le design français avance en ordre dispersé, sans stratégie collective, et pourtant il s\u0026rsquo;exporte de mieux en mieux.\nLes institutions qui poussent Le French Design by VIA (Valorisation de l\u0026rsquo;Innovation dans l\u0026rsquo;Ameublement) est l\u0026rsquo;organisme officiel de promotion du design français à l\u0026rsquo;international. Leur travail est discret mais efficace : présence dans les foires internationales, aide à l\u0026rsquo;export pour les jeunes studios, labellisation de pièces. C\u0026rsquo;est grâce au VIA qu\u0026rsquo;on retrouve des designers français à Alcova à Milan ou à Design Miami chaque année.\nLe Mobilier National, de son côté, continue de passer commande à des créateurs contemporains - une tradition qui remonte à Colbert. Les pièces rejoignent les collections publiques et meublent les bâtiments de l\u0026rsquo;État. C\u0026rsquo;est un mécénat invisible mais structurant.\nEt puis il y a les écoles. L\u0026rsquo;ENSCI-Les Ateliers, l\u0026rsquo;ENSAD, l\u0026rsquo;École Camondo - trois formations parisiennes qui produisent chaque année une dizaine de designers de très bon niveau. Beaucoup partent à l\u0026rsquo;étranger (Eindhoven, Londres, Milan), certains reviennent. Le vivier existe.\nCinq noms à retenir Pas les plus connus, pas les plus médiatisés. Ceux qui font un travail qu\u0026rsquo;on trouve fort.\nAudrey Large. Franco-néerlandaise, basée à Eindhoven. Elle travaille à la frontière du numérique et du physique - des objets modélisés par algorithme, produits en impression 3D ou moulage. C\u0026rsquo;est radical, c\u0026rsquo;est nouveau, et ça commence à être collecté sérieusement.\nStudio music. Un duo parisien qui conçoit du mobilier en métal et en verre soufflé. Chaque pièce est fabriquée en France, en édition limitée. Leur console en acier brossé et verre fumé est une des plus belles choses qu\u0026rsquo;on ait vues cette année. Comptez 4 500 euros.\nWendy Andreu. Basée à Paris, elle travaille le textile technique - des structures tissées en 3D qui servent de cloisons, de luminaires, de mobilier. C\u0026rsquo;est le genre de travail qui brouille les frontières entre design, architecture et artisanat. Elle exposait à la Paris Design Week en septembre.\nMathieu Music. Céramiste installé à Vallauris, il perpétue la tradition du grès chamotté avec un vocabulaire formel contemporain. Ses vases et luminaires sont vendus par plusieurs galeries parisiennes. Budget accessible : à partir de 200 euros pour un petit vase.\nElise Gabriel. Designer qui utilise exclusivement des matériaux de réemploi - chutes industrielles, rebuts de production, stocks morts. Pas du bricolage : de la haute facture avec de la matière récupérée. Son tabouret en plastique recyclé compressé est devenu un petit classique.\nLe problème français Le talent est là. Le savoir-faire aussi - la France a un réseau de manufactures, d\u0026rsquo;ateliers et d\u0026rsquo;artisans que peu de pays peuvent égaler. Pinton dans la Creuse n\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;un exemple parmi d\u0026rsquo;autres.\nCe qui manque, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;écosystème commercial. En Italie, les grandes marques (Cassina, Molteni, Flos) fonctionnent comme des éditeurs - elles repèrent des designers, financent le développement, assurent la distribution. En France, ce modèle n\u0026rsquo;existe presque pas. Les designers doivent tout faire : concevoir, produire, vendre. C\u0026rsquo;est épuisant et ça limite la croissance.\nRésultat : les meilleurs designers français finissent souvent par travailler pour des éditeurs italiens ou belges. Ce n\u0026rsquo;est pas un drame - le design n\u0026rsquo;a pas de frontière. Mais c\u0026rsquo;est un paradoxe.\nEt après ? Le French Design rayonne, mais en sourdine. Sans le buzz du design scandinave, sans la puissance industrielle italienne, sans l\u0026rsquo;effet de mode du design japonais. C\u0026rsquo;est peut-être sa force, d\u0026rsquo;ailleurs. Le design français ne vend pas un lifestyle - il propose un rapport à la matière, au geste, à l\u0026rsquo;objet.\nC\u0026rsquo;est plus subtil. Plus lent. Mais quand on tombe sur une pièce qui fonctionne - un meuble qui a été dessiné, prototypé et fabriqué à 200 kilomètres de chez soi, par quelqu\u0026rsquo;un qui maîtrise son métier - on comprend que le French Design n\u0026rsquo;a pas besoin de marketing. Il a besoin de regard.\n","date":"15 octobre 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/french-design-creation-francaise-international/","section":"Tendances","summary":"","title":"Le French Design : comment la création française rayonne à l'international","type":"tendances"},{"content":"","date":"15 octobre 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/via/","section":"Tags","summary":"","title":"VIA","type":"tags"},{"content":"","date":"12 juin 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/architecture/","section":"Tags","summary":"","title":"Architecture","type":"tags"},{"content":"","date":"12 juin 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/design-int%C3%A9rieur/","section":"Tags","summary":"","title":"Design Intérieur","type":"tags"},{"content":"","date":"12 juin 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/h%C3%B4tel/","section":"Tags","summary":"","title":"Hôtel","type":"tags"},{"content":"","date":"12 juin 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/sc%C3%A9nographie/","section":"Tags","summary":"","title":"Scénographie","type":"tags"},{"content":" Dormir dans un parti pris Il y a les hôtels où l\u0026rsquo;on dort. Et il y a les hôtels où l\u0026rsquo;on regarde. Ceux où, en ouvrant la porte de la chambre, on comprend qu\u0026rsquo;un oeil a pensé chaque détail - le choix du bois de la tête de lit, la texture du rideau, l\u0026rsquo;angle du luminaire, la couleur du joint de la salle de bain. Ce n\u0026rsquo;est pas de la décoration. C\u0026rsquo;est de la scénographie.\nLe mot n\u0026rsquo;est pas anodin. La scénographie, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;art de mettre en scène un espace. De raconter quelque chose sans le dire. Les meilleurs hôtels design ne vendent pas une chambre - ils proposent une immersion.\nTrois approches, trois écoles Schématiquement, il existe trois façons de scénographier un hôtel.\nLa première, c\u0026rsquo;est le récit du lieu. L\u0026rsquo;hôtel puise dans l\u0026rsquo;histoire du bâtiment, du quartier, de la ville. Les matériaux locaux deviennent les personnages. C\u0026rsquo;est ce que fait brillamment le Vermelho à Melide, en Suisse - un ancien presbytère transformé en hôtel où chaque chambre utilise les pierres, les bois et les textiles de la vallée. Rien n\u0026rsquo;est importé, tout est cohérent.\nLa deuxième, c\u0026rsquo;est la vision d\u0026rsquo;auteur. Un architecte ou un designer impose sa grammaire, indépendamment du contexte. India Mahdavi au Monte-Carlo Beach, Dorothée Meilichzon à l\u0026rsquo;hôtel Panache à Paris, Joseph Dirand au Monsieur George. Le lieu devient une extension de l\u0026rsquo;oeuvre du créateur. C\u0026rsquo;est spectaculaire, parfois au détriment du confort.\nLa troisième, plus rare, c\u0026rsquo;est la collection. L\u0026rsquo;hôtelier est aussi collectionneur, et chaque chambre expose des pièces originales - mobilier vintage, oeuvres d\u0026rsquo;art, objets de design. Le Château de la Resle en Bourgogne fonctionne ainsi : les propriétaires, designers néerlandais, ont meublé chaque pièce avec des originaux de Prouvé, Perriand, Le Corbusier. On dort dans un musée habité.\nLe détail qui change tout Ce qui sépare un hôtel design d\u0026rsquo;un hôtel décoré, c\u0026rsquo;est le textile. Toujours. On peut avoir le plus beau mobilier du monde - si les rideaux sont en polyester et les draps en percale bas de gamme, l\u0026rsquo;illusion s\u0026rsquo;effondre.\nLes meilleurs scénographes d\u0026rsquo;hôtels le savent. Ils commencent par le textile, pas par le mobilier. Le choix du tissu des rideaux conditionne la lumière de la chambre. Le grammage des draps conditionne la sensation au toucher. Le tapis conditionne l\u0026rsquo;acoustique. Tout part de là.\nOn parlait récemment des adresses où trouver du textile d\u0026rsquo;exception à Paris - plusieurs fournissent des hôtels sans le crier sur les toits.\nCe qui rate (souvent) Le piège numéro un : l\u0026rsquo;Instagram-bait. Ces hôtels conçus pour être photographiés plutôt qu\u0026rsquo;habités. Des salles de bain en zellige sans joint d\u0026rsquo;étanchéité correct. Des têtes de lit en marbre glaciales au toucher. Des luminaires design qui n\u0026rsquo;éclairent pas assez pour lire. Joli sur la photo, pénible dans la réalité.\nLe piège numéro deux : l\u0026rsquo;uniformité. Depuis dix ans, un style international s\u0026rsquo;est imposé dans l\u0026rsquo;hôtellerie haut de gamme - terrazzo, laiton brossé, velours vert, néon citation. On retrouve la même chambre à Lisbonne, Marrakech et Copenhague. C\u0026rsquo;est propre, c\u0026rsquo;est sûr, c\u0026rsquo;est mortellement ennuyeux.\nLes hôtels qu\u0026rsquo;on aime Le Coqui Coqui à Tulum. Un comptoir de parfumeur transformé en hôtel de cinq chambres. Murs en stuc brut, mobilier en bois tropical, draps en lin blanc. Rien d\u0026rsquo;autre. La scénographie la plus radicale est parfois la plus simple.\nLe Palazzo Daniele dans les Pouilles. Un palais du XVIe siècle rénové par un studio milanais avec un principe : ne rien ajouter. Les murs sont restés tels quels - enduit à la chaux, fissures incluses. Le mobilier est contemporain mais discret. C\u0026rsquo;est le bâtiment qui parle.\nEt le Greet Hôtel Versailles, plus proche de nous, qui prouve qu\u0026rsquo;on peut faire de la scénographie signée Pinton sans budget pharaonique. Des tapisseries contemporaines dans les espaces communs, du mobilier français, une palette de matériaux locaux.\nLa scénographie d\u0026rsquo;hôtel, quand elle est bien faite, nous apprend quelque chose sur nos propres intérieurs. Que le design n\u0026rsquo;est pas une accumulation d\u0026rsquo;objets, mais un choix. Que chaque matériau dit quelque chose. Et que le meilleur décor est celui qu\u0026rsquo;on ne remarque pas - parce qu\u0026rsquo;on est trop occupé à s\u0026rsquo;y sentir bien.\n","date":"12 juin 2024","externalUrl":null,"permalink":"/interieurs/scenographie-hotel-design-histoire/","section":"Intérieurs","summary":"","title":"Scénographie d'hôtel : quand le design raconte une histoire","type":"interieurs"},{"content":" Pas celles que vous croyez On ne va pas vous refaire le coup de Merci, de Fleux ou de la Trésorerie. Ces adresses sont partout, dans tous les guides, dans toutes les stories Instagram. Elles sont très bien. Mais vous les connaissez déjà.\nVoici cinq lieux qu\u0026rsquo;on fréquente depuis des années et qu\u0026rsquo;on a longtemps gardés pour nous. Des endroits où l\u0026rsquo;on pousse la porte sans savoir ce qu\u0026rsquo;on va trouver, et où l\u0026rsquo;on ressort rarement les mains vides.\n1. Atelier Jespers, rue de la Roquette (11e) Un ancien atelier de doreur transformé en showroom par un couple de chineurs belges. Mobilier scandinave des années 50-60, luminaires italiens, céramique française. Rien n\u0026rsquo;est restauré à outrance - les patines sont respectées, les traces d\u0026rsquo;usage assumées. On y a trouvé un fauteuil danois en teck et cuir cognac pour 650 euros. La même pièce était à 1 400 aux Puces.\nOuvert du jeudi au samedi, 14h-19h. Pas de site web. Pas d\u0026rsquo;Instagram. Il faut y aller.\n2. La Manufacture, passage du Grand-Cerf (2e) Dans le plus beau passage couvert de Paris (on ne discute pas), une micro-boutique qui vend exclusivement du textile d\u0026rsquo;ameublement. Lin lavé, chanvre ancien, coton biologique, laine teinte végétale. Tout est sourcé en Europe, principalement en France et en Lituanie. La propriétaire connaît chaque tisserand par son prénom.\nComptez 45 euros le mètre pour du lin, 80 pour du chanvre ancien. C\u0026rsquo;est honnête pour la qualité.\nOn en parlait dans notre dossier sur la Paris Design Week - le textile artisanal a toute sa place dans le parcours déco parisien.\n3. Galerie Glustin, rue de Seine (6e) Pas vraiment cachée, mais systématiquement oubliée des guides déco grand public. Glustin expose du mobilier des années 70-80 - la période que tout le monde redécouvre en ce moment. Des pièces italiennes, françaises, brésiliennes. Le goût est sûr, les prix sont élevés (on est rue de Seine), mais on peut aussi juste passer regarder. C\u0026rsquo;est gratuit et c\u0026rsquo;est beau.\nLeur spécialité : les tables basses en travertin et en laiton. Si le sujet vous parle, c\u0026rsquo;est l\u0026rsquo;adresse.\n4. Le Hangar, porte de Montreuil (20e) Un entrepôt de 400 mètres carrés rempli de mobilier industriel et de métier. Tables d\u0026rsquo;atelier, casiers métalliques, lampes d\u0026rsquo;usine, tabourets d\u0026rsquo;architecte. Tout vient de déstockages, de fermetures d\u0026rsquo;ateliers, de successions. Le propriétaire achète par lots entiers et revend à des prix qui défient toute concurrence.\nOn y a déniché une table de drapier en chêne massif de trois mètres pour 800 euros. Brute, pas restaurée, avec des traces de ciseaux et de craie. Dix ans plus tard, c\u0026rsquo;est toujours notre meuble préféré.\nOuvert le samedi matin uniquement. Arrivez tôt.\n5. Studio Musik, rue Oberkampf (11e) Un lieu hybride entre galerie et boutique, tenu par une céramiste et un designer textile. Ils exposent leur propre travail et celui de créateurs qu\u0026rsquo;ils sélectionnent - luminaires, objets, petit mobilier. Tout est en édition limitée ou pièce unique. Les prix vont de 40 euros pour un bol en grès à 2 000 pour un luminaire en laiton et verre soufflé.\nL\u0026rsquo;ambiance est celle d\u0026rsquo;un appartement. On s\u0026rsquo;assoit, on discute, on prend un café. C\u0026rsquo;est le contraire d\u0026rsquo;une boutique - et c\u0026rsquo;est pour ça qu\u0026rsquo;on y achète.\nLe point commun Ces cinq adresses partagent un trait : elles sont tenues par des gens qui ont un oeil. Pas un algorithme, pas un acheteur chez un grossiste. Des personnes qui choisissent chaque pièce, qui savent d\u0026rsquo;où elle vient, qui peuvent raconter son histoire. C\u0026rsquo;est devenu rare. Et c\u0026rsquo;est pour ça qu\u0026rsquo;on y retourne.\nPour ceux qui préfèrent voir le design à l\u0026rsquo;hôtel plutôt qu\u0026rsquo;en boutique, on prépare un sujet là-dessus.\n","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/art-de-vivre/adresses-deco-paris-magazines/","section":"Art de vivre","summary":"","title":"5 adresses déco à Paris que les magazines ne mentionnent jamais","type":"art-de-vivre"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/adresses-d%C3%A9co/","section":"Tags","summary":"","title":"Adresses Déco","type":"tags"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/art-de-vivre/","section":"Art de vivre","summary":"","title":"Art de vivre","type":"art-de-vivre"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/categories/art-de-vivre/","section":"Categories","summary":"","title":"Art-De-Vivre","type":"categories"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/boutiques/","section":"Tags","summary":"","title":"Boutiques","type":"tags"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/paris/","section":"Tags","summary":"","title":"Paris","type":"tags"},{"content":"","date":"5 février 2024","externalUrl":null,"permalink":"/tags/shopping/","section":"Tags","summary":"","title":"Shopping","type":"tags"},{"content":"","date":"22 novembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/ann%C3%A9es-80/","section":"Tags","summary":"","title":"Années 80","type":"tags"},{"content":" Memphis n\u0026rsquo;est pas mort On croyait le design des années 80 enterré quelque part entre un lampadaire Sottsass et un fauteuil de Michael Graves. Couleurs criardes, formes grotesques, motifs géométriques à donner le tournis - le postmodernisme avait tout pour déplaire à l\u0026rsquo;époque du minimalisme triomphant. Et pourtant.\nDepuis deux ans, ça revient. Pas en bloc, pas en pastiche. Par touches. Un miroir asymétrique ici, une table basse aux angles ronds là, des couleurs qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;avait plus vues dans un salon depuis trente ans. Le design des années 80 s\u0026rsquo;infiltre dans les intérieurs contemporains, et cette fois-ci, on le prend au sérieux.\nPourquoi maintenant ? Trois raisons, probablement.\nD\u0026rsquo;abord, la lassitude du tout-blanc-tout-gris. Dix ans de scandi minimal, de murs blancs et de meubles en bois clair, ça finit par peser. On a besoin de couleur, de forme, de personnalité. Les années 80, c\u0026rsquo;est exactement ça : un refus radical de la neutralité.\nEnsuite, les réseaux sociaux. Instagram et Pinterest ont remis en circulation des images de Memphis, de Sottsass, de Branzi. Une génération qui n\u0026rsquo;a pas connu les 80s les découvre avec des yeux neufs, sans le bagage culturel qui les rendait ringards. Pour eux, une étagère Carlton n\u0026rsquo;est pas un souvenir - c\u0026rsquo;est une découverte.\nEt puis le marché. Les pièces originales de Memphis se vendent aujourd\u0026rsquo;hui entre 5 000 et 50 000 euros aux enchères. Marie Claire citait récemment des designers qui revendiquent ouvertement l\u0026rsquo;héritage des années 80. Quand le marché valide, les intérieurs suivent.\nCe qu\u0026rsquo;on reprend (et ce qu\u0026rsquo;on laisse) Tout ne revient pas. Le laminé plastique façon Formica, on passe. Les motifs géométriques all-over sur les murs, on évite (sauf dans une salle de bains, à la rigueur). Le mobilier surdimensionné et volontairement inconfortable, non merci.\nCe qui revient : les couleurs. Le rose, le bleu Klein, le jaune citron, le vert menthe. Pas en total look - en accents. Un fauteuil rose dans un salon gris. Un luminaire en verre soufflé coloré sur une table en chêne. Le choc visuel fonctionne parce qu\u0026rsquo;il est dosé.\nLes formes arrondies aussi. Les consoles en demi-lune, les miroirs ronds, les tables aux coins biseautés. Après des années d\u0026rsquo;angles droits et de lignes tendues, le courbe est un soulagement. C\u0026rsquo;est plus doux, plus organique, plus accueillant.\nEt le textile, évidemment. Le velours, le bouclé, le tissu à motifs. Les 80s adoraient le textile d\u0026rsquo;ameublement - les canapés en velours côtelé, les coussins en soie brochée, les rideaux théâtraux. On y revient, avec un peu plus de retenue.\nLes pièces à chiner Si le sujet vous intéresse, quelques repères. Les originaux Memphis sont hors de prix, mais les éditions récentes de Memphis Milano (la marque est toujours active) sont plus accessibles - entre 500 et 3 000 euros pour du petit mobilier.\nPour du vintage authentique : les brocantes de Bruxelles et d\u0026rsquo;Anvers regorgent de mobilier italien des 80s à des prix encore raisonnables. Saint-Ouen aussi, mais il faut fouiller et négocier.\nEt pour du neuf inspiré 80s : India Mahdavi, Pierre Yovanovitch, ou le studio français dont on parlera bientôt dans notre dossier sur le French Design. Des designers qui digèrent l\u0026rsquo;héritage postmoderne sans le singer.\nL\u0026rsquo;essentiel Le retour des années 80 n\u0026rsquo;est pas une mode. C\u0026rsquo;est une correction. Après une décennie d\u0026rsquo;intérieurs trop sages, le design retrouve le droit à l\u0026rsquo;excès mesuré, à la couleur assumée, à la forme qui ne s\u0026rsquo;excuse pas d\u0026rsquo;exister. On ne dit pas qu\u0026rsquo;il faut transformer son salon en showroom Memphis. On dit que deux ou trois pièces bien choisies peuvent secouer un intérieur endormi.\nEt franchement, ça fait du bien.\n","date":"22 novembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/design-annees-80-retour-interieurs/","section":"Tendances","summary":"","title":"Le design des années 80 fait son grand retour dans nos intérieurs","type":"tendances"},{"content":"","date":"22 novembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/memphis/","section":"Tags","summary":"","title":"Memphis","type":"tags"},{"content":"","date":"22 novembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/postmodernisme/","section":"Tags","summary":"","title":"Postmodernisme","type":"tags"},{"content":"","date":"22 novembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/tendances-d%C3%A9co/","section":"Tags","summary":"","title":"Tendances Déco","type":"tags"},{"content":"","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/aubusson/","section":"Tags","summary":"","title":"Aubusson","type":"tags"},{"content":"","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/manufacture/","section":"Tags","summary":"","title":"Manufacture","type":"tags"},{"content":"","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/patrimoine/","section":"Tags","summary":"","title":"Patrimoine","type":"tags"},{"content":"","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/pinton/","section":"Tags","summary":"","title":"Pinton","type":"tags"},{"content":" Felletin, Creuse, population 1 600 Pour trouver Pinton, il faut vouloir y aller. Felletin, c\u0026rsquo;est une heure et demie de route depuis Limoges, des départementales qui n\u0026rsquo;en finissent pas, des prés, des vaches, et puis soudain un bâtiment industriel au bord de la Creuse. Pas de panneau tape-à-l\u0026rsquo;oeil. Une plaque discrète. On pousse la porte et on entre dans quatre siècles d\u0026rsquo;histoire textile.\nLa manufacture a été fondée en 1867, mais le tissage à Felletin remonte au XVe siècle. Avant Aubusson, il y avait Felletin. C\u0026rsquo;est un détail que les locaux ne manquent jamais de rappeler.\nCe qu\u0026rsquo;on y fait Des tapisseries murales, principalement. Tissées sur des métiers de basse-lisse - la chaîne est horizontale, le lissier travaille sur l\u0026rsquo;envers de la pièce, guidé par un carton (le modèle) placé sous les fils. C\u0026rsquo;est un geste d\u0026rsquo;une précision stupéfiante. On a regardé une lissière travailler pendant vingt minutes sans qu\u0026rsquo;elle lève les yeux une seule fois. Ses mains savaient.\nPinton tisse aussi du mobilier - des gaînages de fauteuils, des panneaux décoratifs, des pièces sur mesure pour l\u0026rsquo;hôtellerie de luxe. Mais le coeur du métier reste la tapisserie d\u0026rsquo;art. Des pièces de plusieurs mètres carrés, tissées sur commande, qui prennent entre trois et douze mois selon la complexité.\nLe prix ? Entre 8 000 et 80 000 euros. Ce n\u0026rsquo;est pas un produit. C\u0026rsquo;est une oeuvre.\nL\u0026rsquo;art de la commande Ce qui distingue Pinton d\u0026rsquo;un atelier de restauration, c\u0026rsquo;est la création contemporaine. La manufacture collabore avec des artistes vivants - plasticiens, designers, architectes - qui conçoivent des cartons originaux. On a vu des pièces tissées d\u0026rsquo;après des oeuvres de Claude Viallat, d\u0026rsquo;Eva Jospin, de Kiki Smith. Le fil traduit la peinture, l\u0026rsquo;interprète, lui donne une matérialité que la toile n\u0026rsquo;a pas.\nLa directrice artistique nous explique : \u0026ldquo;On ne reproduit pas un tableau. On le tisse. C\u0026rsquo;est un autre médium, avec ses contraintes et ses libertés. Le grain du fil, la tension de la trame, l\u0026rsquo;épaisseur - tout ça modifie l\u0026rsquo;image.\u0026rdquo; Et c\u0026rsquo;est vrai. Devant une tapisserie Pinton, on voit les couleurs vibrer d\u0026rsquo;une façon que l\u0026rsquo;impression ne permet pas. Le relief du tissage capte la lumière, crée des ombres micro. C\u0026rsquo;est vivant.\nOn retrouve cette même philosophie chez d\u0026rsquo;autres gardiens du tissage contemporain - cette conviction que le fil n\u0026rsquo;est pas un support mais un langage.\nLe paradoxe économique Pinton emploie une quinzaine de personnes. C\u0026rsquo;est peu. C\u0026rsquo;est fragile. La tapisserie d\u0026rsquo;art n\u0026rsquo;est pas un marché de masse, et les commandes publiques - qui faisaient vivre les manufactures pendant des décennies - se raréfient. Le Mobilier National commande encore, mais moins. Les collectionneurs privés prennent le relais, portés par un regain d\u0026rsquo;intérêt pour l\u0026rsquo;artisanat d\u0026rsquo;exception.\nLe label UNESCO, obtenu en 2009 pour la tapisserie d\u0026rsquo;Aubusson et de Felletin, a aidé. Il a donné de la visibilité, attiré des visiteurs, légitimé le savoir-faire aux yeux d\u0026rsquo;un public international. Mais un label ne remplace pas des commandes.\nCe qui sauve Pinton L\u0026rsquo;hôtellerie de luxe. Les palaces et les hôtels design commandent de plus en plus de pièces textiles sur mesure - des panneaux muraux, des têtes de lit tissées, des paravents. C\u0026rsquo;est un marché en croissance, porté par des scénographes d\u0026rsquo;hôtels qui cherchent de l\u0026rsquo;authenticité dans un monde de copies.\nEt puis il y a les particuliers. Des collectionneurs qui viennent à Felletin, visitent l\u0026rsquo;atelier, choisissent un carton et commandent une pièce unique. Ils reviennent un an plus tard pour la découvrir. C\u0026rsquo;est un luxe que même l\u0026rsquo;argent ne peut pas accélérer. Le temps du fil est incompressible.\nOn repart de Felletin avec cette certitude : tant qu\u0026rsquo;il y aura des mains pour tisser et des yeux pour regarder, Pinton tiendra. Mais il ne faudrait pas que ça tienne qu\u0026rsquo;à un fil.\n","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/savoir-faire/pinton-quatre-siecles-tapisserie-avant-garde/","section":"Savoir-faire","summary":"","title":"Pinton, quatre siècles de tapisserie et toujours d'avant-garde","type":"savoir-faire"},{"content":"","date":"18 septembre 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/tapisserie/","section":"Tags","summary":"","title":"Tapisserie","type":"tags"},{"content":" Le parent pauvre de la déco On refait les murs, on change les meubles, on investit dans un luminaire signé. Et le textile ? On y pense en dernier. Un plaid acheté à la va-vite, des rideaux choisis sur catalogue, des coussins coordonnés au canapé. Voilà. Circulez.\nC\u0026rsquo;est une erreur. Le textile est probablement le levier le plus puissant - et le moins cher - pour transformer un intérieur. Plus qu\u0026rsquo;une peinture, plus qu\u0026rsquo;un meuble. Un rideau en lin lavé qui filtre la lumière change davantage l\u0026rsquo;atmosphère d\u0026rsquo;une pièce qu\u0026rsquo;un mur repeint en vert sauge.\nCe que le textile fait à un espace Trois choses, principalement.\nIl absorbe le son. Un appartement haussmannien avec parquet et moulures, c\u0026rsquo;est magnifique et c\u0026rsquo;est une chambre d\u0026rsquo;écho. Posez un tapis en laine épaisse, accrochez une tenture, changez les rideaux synthétiques pour du lin lourd : l\u0026rsquo;acoustique bascule. On passe du hall de gare au cocon.\nIl introduit de la texture. Les intérieurs contemporains souffrent souvent d\u0026rsquo;un excès de surfaces lisses - béton ciré, laque, verre, métal. Le textile casse ça. Un jeté en laine bouclée sur un canapé en cuir lisse. Des coussins en velours côtelé sur une banquette en bois. Le contraste tactile, c\u0026rsquo;est ce qui rend un espace vivant.\nEt il vieillit. Bien. Le lin se froisse et c\u0026rsquo;est beau. Le velours se patine. La laine s\u0026rsquo;assouplit. Contrairement au plastique ou au métal peint, le textile gagne en caractère avec le temps. C\u0026rsquo;est un matériau qui raconte l\u0026rsquo;usage.\nComment choisir (sans se tromper) Oubliez les coordonnés. Un intérieur où tout est assorti - rideaux, coussins, nappe, même palette - c\u0026rsquo;est un intérieur mort. La vie, c\u0026rsquo;est le mélange. Du lin brut avec du velours de Gênes. Du coton lavé avec de la laine bouillie. Des textures qui se répondent sans se copier.\nSur les couleurs : la règle des trois tons fonctionne bien. Un neutre dominant (le lin, le blanc cassé, le grège), un ton chaud ou froid selon l\u0026rsquo;exposition de la pièce, et une ponctuation franche - un coussin terracotta, un plaid indigo, un rideau ocre.\nSur les matières : le synthétique, on évite. Pas par snobisme - parce que ça ne vieillit pas, ça bouloche, et ça n\u0026rsquo;a aucune tenue. Le lin est imbattable en rapport qualité-prix. La laine mérinos pour les plaids et les tapis. Le coton bio pour le linge de maison. Et si le budget le permet, le velours de soie pour les coussins d\u0026rsquo;accent - rien ne capte la lumière comme ça.\nOn en parlait déjà dans notre papier sur le tissage contemporain : les matières naturelles ont une profondeur que le synthétique ne reproduit pas. C\u0026rsquo;est physique, c\u0026rsquo;est optique, c\u0026rsquo;est tactile.\nNos adresses Pour du lin de qualité à prix raisonnable : Harmony chez Merci, rue de Beauce dans le Marais. Comptez 85 euros pour une nappe, 45 pour un set de serviettes.\nPour des tapis tissés main : La Manufacture Cogolin, dans le Var, tisse depuis 1924 et accepte les commandes sur mesure. Budget conséquent (à partir de 2 000 euros le mètre carré) mais c\u0026rsquo;est du patrimoine vivant.\nPour les rideaux : évitez les grandes surfaces. Un rideau en lin sur mesure chez un tapissier de quartier coûte entre 150 et 300 euros le panneau, pose comprise. C\u0026rsquo;est un investissement de dix ans minimum.\nLe textile comme déclaration Il y a un mouvement, discret mais réel, qui replace le textile au centre du projet décoratif. Des designers qui conçoivent l\u0026rsquo;ameublement textile avant le mobilier. Des architectes d\u0026rsquo;intérieur qui commencent par choisir les tissus, et construisent la palette de la pièce autour.\nC\u0026rsquo;est logique. Le textile, on le touche tous les jours. On s\u0026rsquo;assoit dessus, on dort dedans, on marche dessus. C\u0026rsquo;est le matériau le plus intime de nos intérieurs. Il mérite mieux qu\u0026rsquo;un choix par défaut.\n","date":"28 juin 2023","externalUrl":null,"permalink":"/interieurs/textile-decoration-bien-plus-qu-un-accessoire/","section":"Intérieurs","summary":"","title":"Le textile dans la décoration : bien plus qu'un accessoire","type":"interieurs"},{"content":"","date":"28 juin 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/mat%C3%A9riaux/","section":"Tags","summary":"","title":"Matériaux","type":"tags"},{"content":"","date":"28 juin 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/velours/","section":"Tags","summary":"","title":"Velours","type":"tags"},{"content":"","date":"10 mai 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/alcova/","section":"Tags","summary":"","title":"Alcova","type":"tags"},{"content":" Un ancien abattoir, des designers, zéro climatisation Alcova, c\u0026rsquo;est le anti-Salone. Pendant que les grandes marques paradent à Rho Fiera dans des stands à 200 000 euros, Alcova investit des lieux abandonnés et y installe du design qu\u0026rsquo;on ne verra nulle part ailleurs. Cette année : un ancien complexe industriel dans le quartier de Nolo, au nord-est de Milan. Béton brut, toits percés, chaleur étouffante en avril - et pourtant c\u0026rsquo;est là que tout se passait.\nOn y était en même temps que 15 000 autres visiteurs. La file d\u0026rsquo;attente pour entrer faisait deux cents mètres. C\u0026rsquo;est devenu un problème, d\u0026rsquo;ailleurs - Alcova est victime de son succès. Mais une fois dedans, on oublie.\nLes pièces qu\u0026rsquo;on retient Difficile de tout voir en une journée (on a essayé, on a échoué). Voici ce qui nous a arrêtées.\nLe studio Objects of Common Interest présentait une série d\u0026rsquo;assises en résine translucide, colorées comme des bonbons acidulés. Kitsch ? Non. Les proportions sont justes, le confort surprenant, et la lumière qui traverse le matériau crée des effets qu\u0026rsquo;aucune photo ne rend correctement. Entre 3 000 et 6 000 euros pièce.\nPlus sobre mais tout aussi marquant : le travail de Destroyers/Builders sur l\u0026rsquo;aluminium. Des consoles, des tables, des étagères - tout en aluminium brossé, assemblé sans soudure visible. On en avait déjà repéré chez Collectible à Bruxelles l\u0026rsquo;année dernière. La maîtrise technique est impressionnante. Ça ressemble à du Judd, ça fonctionne comme du mobilier.\nEt puis Audrey Large, designer franco-néerlandaise qui travaille à la frontière du numérique et du physique. Ses objets sont modélisés algorithmiquement puis produits en impression 3D ou en moule. Le résultat est organique, presque alien. On ne sait pas si c\u0026rsquo;est du design ou de la sculpture. C\u0026rsquo;est probablement les deux.\nLe textile, encore On ne va pas se répéter, mais le textile était partout. Des tapisseries, des tapis, des tentures murales. Comme si la génération post-covid avait redécouvert le toucher. Un collectif japonais présentait des panneaux en soie teinte à l\u0026rsquo;indigo - chaque pièce unique, chaque nuance différente. Le genre d\u0026rsquo;objet qu\u0026rsquo;on ne peut comprendre qu\u0026rsquo;en le voyant de près.\nLe textile dans la décoration, on en parle en détail ici - c\u0026rsquo;est un sujet qui dépasse largement le cadre d\u0026rsquo;Alcova.\nCe qui manque Alcova a un angle mort : le prix. Presque aucun créateur n\u0026rsquo;affiche ses tarifs. On se retrouve à demander discrètement, comme chez un antiquaire. C\u0026rsquo;est un choix délibéré - \u0026ldquo;on ne veut pas réduire le travail à un chiffre\u0026rdquo;, nous explique un galeriste. Soit. Mais ça entretient l\u0026rsquo;opacité d\u0026rsquo;un marché déjà pas très lisible.\nL\u0026rsquo;autre reproche : la communication. Le plan du lieu était incompréhensible, les noms des exposants introuvables sur place, et le site web ne correspondait pas toujours à la réalité. À 15 000 visiteurs par jour, il va falloir structurer un peu.\nAlcova grandit, et c\u0026rsquo;est tant mieux Malgré ces réserves, Alcova reste le rendez-vous le plus excitant de la semaine du design à Milan. C\u0026rsquo;est là qu\u0026rsquo;on découvre les noms de demain - ceux qui exposeront chez Nilufar ou Carpenters Workshop dans cinq ans. Et c\u0026rsquo;est là qu\u0026rsquo;on prend le pouls d\u0026rsquo;une génération qui ne pense plus le design comme un produit, mais comme une proposition.\nOn y retournera en 2024. Avec de meilleures chaussures.\n","date":"10 mai 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/alcova-milan-2023-pieces-marquantes/","section":"Tendances","summary":"","title":"Alcova Milan 2023 : les pièces qui ont marqué les esprits","type":"tendances"},{"content":"","date":"10 mai 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/milan/","section":"Tags","summary":"","title":"Milan","type":"tags"},{"content":"","date":"10 mai 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/salone-del-mobile/","section":"Tags","summary":"","title":"Salone Del Mobile","type":"tags"},{"content":"","date":"15 mars 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/exposition/","section":"Tags","summary":"","title":"Exposition","type":"tags"},{"content":"","date":"15 mars 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tags/paris-design-week/","section":"Tags","summary":"","title":"Paris Design Week","type":"tags"},{"content":" Oubliez le parcours officiel On va être directe : la Paris Design Week, c\u0026rsquo;est 400 événements en une semaine, un plan illisible et des jambes en compote dès le mercredi. L\u0026rsquo;astuce, c\u0026rsquo;est de ne pas tout voir. De choisir. Voici nos cinq coups de coeur de l\u0026rsquo;édition 2023 - pas forcément les plus médiatisés, mais ceux qui valent vraiment le taxi.\nChez Musée des Arts Décoratifs, l\u0026rsquo;expo qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;attendait pas Le MAD a monté une rétrospective sur le design textile français des années 60-70. Des pièces sorties des réserves qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;avait jamais vues exposées. Des tapisseries de Pierre Paulin pour Mobilier National, des prototypes de tissus d\u0026rsquo;ameublement signés Knoll en collaboration avec des artistes français. Sobre, documenté, sans esbroufe. L\u0026rsquo;expo ferme fin avril, courrez-y.\nEntrée 14 euros, gratuit le premier dimanche du mois.\nRue de Charonne, les indépendants Le quartier entre Bastille et Charonne reste le vrai terrain de jeu de la Design Week. Trois galeries ont mutualisé leurs espaces cette année. Chez Music Gallery, au 47, une installation de luminaires en grès chamotté par un duo de céramistes de Vallauris. On aime la brutalité des formes, le contraste avec la délicatesse de l\u0026rsquo;émail. Comptez 800 à 2 500 euros pièce.\nDeux portes plus loin, la galerie Gosserez exposait du mobilier en bois brûlé - la technique du shou sugi ban poussée dans ses retranchements. Tables, assises, étagères. Tout est noir, tout est mat, tout sent encore le feu. Est-ce que ça tiendra dans cinq ans ? Pas sûr. Mais c\u0026rsquo;est beau maintenant.\nL\u0026rsquo;Alcova parisien, rue du Faubourg Saint-Antoine Pas le vrai Alcova - celui-là, c\u0026rsquo;est à Milan - mais un pop-up dans un ancien atelier de menuiserie. Cinq jeunes studios, pas de galerie attitrée, des pièces en édition très limitée. On a repéré le travail de Camille Music, designer textile qui tisse des panneaux muraux à partir de chutes industrielles. Du upcycling sans le discours moralisateur qui va avec d\u0026rsquo;habitude. Juste du beau textile, point.\nAu Palais de Tokyo, le hors-piste Le Palais de Tokyo n\u0026rsquo;est pas officiellement dans le parcours Design Week, mais leur exposition temporaire sur les objets-refuges touche directement au sujet. Des designers et artistes ont été invités à concevoir des espaces de repli - des cabanes, des cocons, des niches. Certaines pièces sont franchement conceptuelles (on passe), d\u0026rsquo;autres sont habitables et on s\u0026rsquo;y installerait volontiers.\nLe projet de Studio Music - un hamac-tente en lin brut suspendu à une structure acier - est probablement la pièce la plus photographiée de la semaine. À raison.\nSaint-Germain, pour les classiques Le parcours rive gauche, c\u0026rsquo;est le luxe discret. Les galeries de Saint-Germain jouent la carte du mobilier de collection - pièces vintage, rééditions, éditions numérotées. Chez Downtown, rue de Seine, une collection de fauteuils brésiliens des années 50 qui vaut le détour rien que pour les cuirs patinés. Et chez Gosserez, on retrouve des créateurs qui travaillent le textile comme matière première, pas comme finition.\nOn regrette juste que ce parcours soit devenu un peu prévisible. Les mêmes galeries, les mêmes pièces qui circulent d\u0026rsquo;une foire à l\u0026rsquo;autre. Mais le niveau reste haut, et Paris en septembre reste Paris en septembre.\n","date":"15 mars 2023","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/paris-design-week-expositions/","section":"Tendances","summary":"","title":"Paris Design Week : 5 expositions qui valent le détour","type":"tendances"},{"content":"","date":"25 novembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/cr%C3%A9ation-contemporaine/","section":"Tags","summary":"","title":"Création Contemporaine","type":"tags"},{"content":" Des mains, un métier, et rien d\u0026rsquo;autre Il y a un bruit que les photos ne rendent pas. Celui du peigne qui frappe la trame, régulier, presque hypnotique. On l\u0026rsquo;a entendu pour la première fois dans l\u0026rsquo;atelier de Julien Music, à Bruxelles, un après-midi de novembre où il pleuvait évidemment. Un métier à tisser de quatre mètres de large, des fils de laine teints à la main, et un type qui vous explique calmement qu\u0026rsquo;il lui faut trois semaines pour produire un mètre carré de textile.\nTrois semaines. À l\u0026rsquo;heure où l\u0026rsquo;on imprime du tissu en vingt minutes.\nLe fil comme matériau plastique Ce qui frappe chez les tisseurs contemporains, c\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;ils ne se pensent plus comme artisans. Ou pas seulement. Margo Selby, à Londres, conçoit des structures textiles qu\u0026rsquo;elle expose en galerie avant de les décliner en édition limitée pour l\u0026rsquo;ameublement. Christoph Hefti, à Paris, travaille des tapis qui ressemblent à des tableaux expressionnistes - et qui coûtent le prix d\u0026rsquo;un tableau, d\u0026rsquo;ailleurs.\nLe tissage est sorti des ateliers de restauration et des manufactures patrimoniales pour entrer dans le champ du design contemporain. On en voyait partout à Collectible Brussels en mai dernier - des tapisseries murales chez Spazio Nobile, des tapis noués main chez plusieurs galeries. Pas du décoratif. Du plastique, au sens noble du terme.\nLa question de la transmission Mais qui transmet ? C\u0026rsquo;est là que le sujet se complique. Les formations au tissage se comptent sur les doigts d\u0026rsquo;une main en France. L\u0026rsquo;École nationale supérieure des arts décoratifs a un atelier textile, Aubusson continue de former des lissiers, et puis\u0026hellip; pas grand-chose. La plupart des tisseurs contemporains sont autodidactes, ou formés à l\u0026rsquo;étranger - au Royal College of Art à Londres, à la Gerrit Rietveld Academie à Amsterdam.\nReste que le savoir-faire existe, concentré dans quelques mains. Les ateliers de la Creuse perpétuent des gestes vieux de cinq siècles. Certaines manufactures - on pense à Pinton, dont on reparlera bientôt - ont réussi le pari de faire cohabiter tradition et commandes contemporaines.\nCe qui se joue vraiment Le tissage contemporain pose une question que le design esquive souvent : celle du temps. Fabriquer un tapis noué main de deux mètres sur trois, c\u0026rsquo;est six mois de travail. Un pan de velours de Gênes tissé sur un métier du XVIIIe siècle, c\u0026rsquo;est un mètre par jour. Pas par minute. Par jour.\nEt c\u0026rsquo;est précisément ce qui fait la valeur de ces pièces. Pas le prix au mètre, pas le nom du designer sur l\u0026rsquo;étiquette. Le temps investi, visible dans chaque irrégularité du fil, dans chaque variation de tension qui donne au textile sa respiration propre. Aucune machine ne reproduit ça. Aucune ne le reproduira.\nSauf que cette lenteur a un coût. Un tapis tissé main, comptez entre 5 000 et 30 000 euros selon la taille et la complexité. Une tapisserie murale d\u0026rsquo;artiste, on dépasse facilement les 10 000. Le marché existe - les collectionneurs sont là, les galeries aussi. Mais il reste confidentiel, réservé à ceux qui comprennent ce qu\u0026rsquo;ils achètent.\nEt maintenant ? Le tissage contemporain est à un carrefour. D\u0026rsquo;un côté, des artistes qui poussent le médium vers l\u0026rsquo;abstraction, l\u0026rsquo;installation, la sculpture textile. De l\u0026rsquo;autre, un artisanat qui se bat pour survivre économiquement. Entre les deux, pas grand-chose.\nCe qui manque, c\u0026rsquo;est peut-être un récit. Le récit d\u0026rsquo;un métier qui n\u0026rsquo;est ni folklorique ni élitiste, mais simplement vivant. Quand on voit le travail d\u0026rsquo;un Hefti ou d\u0026rsquo;une Selby, quand on touche du doigt la densité d\u0026rsquo;un velours tissé main, on comprend que le fil n\u0026rsquo;est pas un matériau secondaire. C\u0026rsquo;est un matériau politique - celui du temps choisi contre le temps subi.\n","date":"25 novembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/savoir-faire/tissage-contemporain-artisanat-creation-plastique/","section":"Savoir-faire","summary":"","title":"Le tissage contemporain, entre artisanat et création plastique","type":"savoir-faire"},{"content":"","date":"25 novembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/tissage/","section":"Tags","summary":"","title":"Tissage","type":"tags"},{"content":"","date":"20 septembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/bruxelles/","section":"Tags","summary":"","title":"Bruxelles","type":"tags"},{"content":" Le Vanderborght, encore On pousse la porte du Vanderborght un mardi matin de mai, café en main, pas tout à fait réveillée. Et puis on tombe sur une console en aluminium brossé signée Destroyers/Builders qui ressemble à une sculpture de Donald Judd - sauf qu\u0026rsquo;elle coûte 8 000 euros et qu\u0026rsquo;on pourrait y poser ses clés. Le ton est donné.\nCollectible, c\u0026rsquo;est cette foire bruxelloise qui s\u0026rsquo;entête depuis 2018 à traiter le design comme on traiterait l\u0026rsquo;art contemporain. Pas de stands aseptisés, pas de catalogues sur papier glacé. Des galeries, des commissaires, des pièces qu\u0026rsquo;on regarde avant de se demander si elles sont fonctionnelles. La question de l\u0026rsquo;usage vient après. Parfois elle ne vient pas du tout.\nCe qu\u0026rsquo;on a vu (et aimé) L\u0026rsquo;édition 2022 avait quelque chose de plus tendu que les précédentes. Moins de pièces spectaculaires, plus de recherche sur les matériaux. Chez Maniera, la galerie anversoise, deux architectes - Christian Kieckens et Marie-José Van Hee - exposaient du mobilier pensé comme des prolongements de leur travail architectural. Des tables austères, presque monastiques. On aime.\nPlus loin, la galerie Objective présentait les assises de Fien Muller et Hannes Van Severen. Du métal plié, des lignes sèches, une palette réduite au noir et à l\u0026rsquo;acier brut. Le genre de chaise qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;ose pas s\u0026rsquo;offrir mais qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;oublie pas.\nEt puis il y avait le textile. Beaucoup de textile, d\u0026rsquo;ailleurs - on y reviendra dans un prochain papier. Des tapisseries murales chez Spazio Nobile, des tapis noués main chez Music, un retour aux fibres naturelles qui n\u0026rsquo;avait rien de cosmétique. Le lin, la laine, le chanvre - traités avec la même rigueur qu\u0026rsquo;un travail de fonderie.\nLe problème des prix Soyons honnête : Collectible s\u0026rsquo;adresse à un public très ciblé. Une lampe en grès chamotté à 3 500 euros, une étagère en résine teintée à 12 000 euros - on n\u0026rsquo;est pas chez Habitat. La foire assume son positionnement et c\u0026rsquo;est respectable, mais on se demande parfois si cette bulle ne finit pas par tourner en circuit fermé. Les mêmes collectionneurs, les mêmes galeries, les mêmes noms qui circulent d\u0026rsquo;une édition à l\u0026rsquo;autre.\nReste que le niveau de fabrication est souvent stupéfiant. Quand on voit de près le travail de laque tendue sur un cabinet de Pieter Maes, ou la patine d\u0026rsquo;un bronze coulé chez Ateliers Courbet, on comprend pourquoi ces prix existent. Le savoir-faire est là, tangible, presque intimidant.\nBruxelles comme terrain de jeu Ce qui distingue Collectible de Design Miami ou du PAD, c\u0026rsquo;est Bruxelles elle-même. La ville a cette nonchalance qui convient bien au design de recherche. Pas de pression mondaine à la parisienne, pas de marché spéculatif à l\u0026rsquo;américaine. On visite, on discute avec les galeristes (qui sont accessibles, ce qui change), on pousse jusqu\u0026rsquo;à la rue Haute pour fouiner chez les antiquaires entre deux visites.\nLe quartier du Sablon est à dix minutes à pied. Les ateliers de Saint-Gilles aussi. On a fini notre journée chez un céramiste de la rue du Midi qui travaille le grès au four à bois et qui n\u0026rsquo;avait aucune idée que Collectible existait. Deux mondes parallèles, à 500 mètres l\u0026rsquo;un de l\u0026rsquo;autre.\nEt après ? Collectible grandit, et c\u0026rsquo;est bien. Mais la foire gagnerait à s\u0026rsquo;ouvrir davantage - à de jeunes studios qui n\u0026rsquo;ont pas encore de galerie, à des pratiques hybrides entre artisanat et design numérique, à des créateurs qui travaillent le textile comme une matière vivante plutôt que comme un complément décoratif.\nLa prochaine édition est prévue en mai 2023. On y retournera, café en main.\n","date":"20 septembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tendances/collectible-brussels-design-contemporain-art/","section":"Tendances","summary":"","title":"Collectible Brussels : quand le design contemporain s'expose comme de l'art","type":"tendances"},{"content":"","date":"20 septembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/collectible-design/","section":"Tags","summary":"","title":"Collectible Design","type":"tags"},{"content":"","date":"20 septembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/%C3%A9dition-limit%C3%A9e/","section":"Tags","summary":"","title":"Édition Limitée","type":"tags"},{"content":"","date":"20 septembre 2022","externalUrl":null,"permalink":"/tags/foire-design/","section":"Tags","summary":"","title":"Foire Design","type":"tags"},{"content":" Ce qu\u0026rsquo;on fait ici Polcha est un magazine en ligne indépendant. On y parle décoration intérieure, tendances design et art de vivre - mais pas comme tout le monde.\nPas de \u0026ldquo;top 10 des canapés tendance\u0026rdquo;. Pas de publi-rédactionnel déguisé en article. Pas de partenariat avec une marque de peinture qui dicte les couleurs de l\u0026rsquo;année. On écrit ce qu\u0026rsquo;on pense, on montre ce qu\u0026rsquo;on aime, et quand quelque chose ne nous convainc pas, on le dit aussi.\nPourquoi Polcha existe Parce qu\u0026rsquo;entre les blogs sponsorisés et les magazines papier à 9 euros qui recyclent les mêmes sujets chaque saison, il manquait un endroit. Un endroit où l\u0026rsquo;on parle de décoration avec un vrai point de vue. Où l\u0026rsquo;on s\u0026rsquo;intéresse autant à un atelier de céramiste dans le Var qu\u0026rsquo;aux dernières pièces vues à Alcova Milan. Où l\u0026rsquo;on peut dire qu\u0026rsquo;un hôtel à 400 euros la nuit a des rideaux en polyester - et expliquer pourquoi ça pose problème.\nOn croit que la décoration intérieure n\u0026rsquo;est pas un sujet frivole. La manière dont on habite un espace raconte quelque chose de nous. Le tissu qu\u0026rsquo;on choisit pour un rideau, la couleur qu\u0026rsquo;on ose (ou qu\u0026rsquo;on n\u0026rsquo;ose pas) sur un mur, le fauteuil qu\u0026rsquo;on garde vingt ans plutôt que celui qu\u0026rsquo;on jette au bout de trois - tout ça a du sens.\nCe qu\u0026rsquo;on couvre Quatre rubriques, pas une de plus.\nIntérieurs - Des idées concrètes pour habiter mieux. Couleurs, matériaux, aménagement, pièce par pièce. On parle de ce qui fonctionne vraiment, pas de ce qui a l\u0026rsquo;air bien sur une photo retouchée.\nTendances - Les foires de design, les mouvements de fond, les retours de cycle. On va à Milan, à Bruxelles, à Paris Design Week. On vous raconte ce qu\u0026rsquo;on a vu - le meilleur et le dispensable.\nSavoir-faire - Les artisans, les manufactures, les gestes qui se transmettent. Du tissage contemporain à la tapisserie d\u0026rsquo;Aubusson, des céramistes de Vallauris aux ébénistes du Jura. Les gens qui fabriquent, pour de vrai, avec leurs mains.\nArt de vivre - Les adresses qu\u0026rsquo;on aime, les hôtels où le design n\u0026rsquo;est pas qu\u0026rsquo;un argument commercial, les livres qui valent le détour. Et quelques idées cadeaux, parce qu\u0026rsquo;offrir du beau, ça s\u0026rsquo;apprend.\nQui écrit Léa. Formée en histoire de l\u0026rsquo;art, passée par la presse déco, tombée dans le design par amour des matériaux. Elle écrit comme elle parle : avec des avis, des références, et une tendresse particulière pour le lin lavé, les manufactures centenaires et les intérieurs qui ne ressemblent à aucun autre.\nCe qu\u0026rsquo;on ne fait pas On ne vend rien. On ne touche aucune commission sur les produits ou les adresses qu\u0026rsquo;on recommande. Si on parle d\u0026rsquo;un fauteuil, d\u0026rsquo;un hôtel ou d\u0026rsquo;un artisan, c\u0026rsquo;est qu\u0026rsquo;on a quelque chose à en dire - pas qu\u0026rsquo;on a quelque chose à y gagner.\nOn ne prétend pas non plus être exhaustif. Polcha est un magazine de curation, pas une encyclopédie. On préfère parler bien de peu de choses que survoler tout.\nNous écrire Une idée d\u0026rsquo;article, un artisan à nous faire découvrir, un désaccord sur un de nos papiers ? 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