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  1. Art de vivre/

5 adresses déco à Paris que les magazines ne mentionnent jamais

·3 mins
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Pas celles que vous croyez

On ne va pas vous refaire le coup de Merci, de Fleux ou de la Trésorerie. Ces adresses sont partout, dans tous les guides, dans toutes les stories Instagram. Elles sont très bien. Mais vous les connaissez déjà.

Voici cinq lieux qu’on fréquente depuis des années et qu’on a longtemps gardés pour nous. Des endroits où l’on pousse la porte sans savoir ce qu’on va trouver, et où l’on ressort rarement les mains vides.

1. Atelier Jespers, rue de la Roquette (11e)

Un ancien atelier de doreur transformé en showroom par un couple de chineurs belges. Mobilier scandinave des années 50-60, luminaires italiens, céramique française. Rien n’est restauré à outrance - les patines sont respectées, les traces d’usage assumées. On y a trouvé un fauteuil danois en teck et cuir cognac pour 650 euros. La même pièce était à 1 400 aux Puces.

Ouvert du jeudi au samedi, 14h-19h. Pas de site web. Pas d’Instagram. Il faut y aller.

2. La Manufacture, passage du Grand-Cerf (2e)

Dans le plus beau passage couvert de Paris (on ne discute pas), une micro-boutique qui vend exclusivement du textile d’ameublement. Lin lavé, chanvre ancien, coton biologique, laine teinte végétale. Tout est sourcé en Europe, principalement en France et en Lituanie. La propriétaire connaît chaque tisserand par son prénom.

Comptez 45 euros le mètre pour du lin, 80 pour du chanvre ancien. C’est honnête pour la qualité.

On en parlait dans notre dossier sur la Paris Design Week - le textile artisanal a toute sa place dans le parcours déco parisien.

3. Galerie Glustin, rue de Seine (6e)

Pas vraiment cachée, mais systématiquement oubliée des guides déco grand public. Glustin expose du mobilier des années 70-80 - la période que tout le monde redécouvre en ce moment. Des pièces italiennes, françaises, brésiliennes. Le goût est sûr, les prix sont élevés (on est rue de Seine), mais on peut aussi juste passer regarder. C’est gratuit et c’est beau.

Leur spécialité : les tables basses en travertin et en laiton. Si le sujet vous parle, c’est l’adresse.

4. Le Hangar, porte de Montreuil (20e)

Un entrepôt de 400 mètres carrés rempli de mobilier industriel et de métier. Tables d’atelier, casiers métalliques, lampes d’usine, tabourets d’architecte. Tout vient de déstockages, de fermetures d’ateliers, de successions. Le propriétaire achète par lots entiers et revend à des prix qui défient toute concurrence.

On y a déniché une table de drapier en chêne massif de trois mètres pour 800 euros. Brute, pas restaurée, avec des traces de ciseaux et de craie. Dix ans plus tard, c’est toujours notre meuble préféré.

Ouvert le samedi matin uniquement. Arrivez tôt.

5. Studio Musik, rue Oberkampf (11e)

Un lieu hybride entre galerie et boutique, tenu par une céramiste et un designer textile. Ils exposent leur propre travail et celui de créateurs qu’ils sélectionnent - luminaires, objets, petit mobilier. Tout est en édition limitée ou pièce unique. Les prix vont de 40 euros pour un bol en grès à 2 000 pour un luminaire en laiton et verre soufflé.

L’ambiance est celle d’un appartement. On s’assoit, on discute, on prend un café. C’est le contraire d’une boutique - et c’est pour ça qu’on y achète.

Le point commun

Ces cinq adresses partagent un trait : elles sont tenues par des gens qui ont un oeil. Pas un algorithme, pas un acheteur chez un grossiste. Des personnes qui choisissent chaque pièce, qui savent d’où elle vient, qui peuvent raconter son histoire. C’est devenu rare. Et c’est pour ça qu’on y retourne.

Pour ceux qui préfèrent voir le design à l’hôtel plutôt qu’en boutique, on prépare un sujet là-dessus.

Léa

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